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Ichnofossiles: bioclaustrations
 
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  • Ichnoespèce Protulophila gestroi :
    Rovereto, 1901 :
( Bajocien - Pliocène )
Description synthétisée d'après un article de COLIN T. SCRUTTON.
Réseau de stolons et de chambres de polypes incorporé au sein de la paroi d'un tube de serpulidé au cours de leurs croissances respectives; Visible donc uniquement sur les échantillons usés ou exfolliés pour étude.
L'indice extérieur de cette association consiste en la présence d'ouvertures subcirculaires à semicirculaires disséminées sur la surface externe du tube de Serpule.
Cette symbiose (commensalisme / mutualisme?) entre Hydroidolina et certaines espèces de Serpulidae perdure au travers de l'association entre l'actuel Proboscidactyla au stade hydroide et plusieurs Polychaetes sabellidae.
Répartition géographique: Europe, Moyen-Orient et Nouvelle-Zélande.

  • Ichnoespèce Protulophila gestroi :
Protulophila gestroi fossile du jurassique Boulonnais 
jver034.jpg (35 Ko)
Dim(mm):
lo = 13,5
La = 4

Protulophila gestroi fossile du jurassique Boulonnais 
jver034a.jpg (39 Ko)

[ Groupe impedichnia -- Hydroidolina ]

Nombreuses ouvertures semicirculaires assez régulièrement réparties (plus erratiques sur certains exemplaires du jurassique) et couvrant toute la longueur préservée des tubes.
L'interaction conduit souvent à de fortes pauses de croissance traduites par un aspect rugueux du tube du vers.
Les "capuchons" ("hoods") coiffant ces ouvertures ont une morphologie variable selon l'espèce du vers hôte, pouvant même former des sortes de petits tuyaux.

Hydroidolina 
Hydroidolina actuel (13 Ko)
 

 
  • Bioclaustration Hydroidolina / Ostrea (ichnogenre Protulophila?)
Ichnogenre Protulophila? fossile du jurassique Boulonnais 
jich046.jpg (47 Ko)
Dim:
échelles:
cf photos

Ichnogenre Protulophila? fossile du jurassique Boulonnais 
jich046a.jpg (48 Ko)

[Groupe impedichnia -- Hydroidolina]

Les dimensions exceptionnelles de l'ouverture, son unicité, l'apparente quasi-absence de chambres et l'interaction inédite avec une valve d'Huitre pourraient exlure l'ichnogenre Protulophila.
C'est en effet mon seul spécimen d'Hydroidolina (avéré par les réseaux de stolons affleurant entre les 2 formes oblongues de jich046a et sur jich046b) non associé à un tube de Polychète, ce qui ne semble pas documenté malgré une récente découverte de Protulophila actuels dans un pot en Nouvelle-Zélande.

Ichnogenre Protulophila? fossile du jurassique Boulonnais 
jich046b.jpg (50 Ko)
 

 
  • Ichnogenre Abeliella :
    Mägdefrau, 1937 :
Traces perforantes de substrats carbonés ou phosphatés (Abeliella riccioides) caractérisées par une ramification dichotome régulière

  • Abeliella sp :
Abeliella fossile jurassique boulonnais
jich068.jpg (69 Ko) 
Dim(mm):
lo ~ 9,2

[ cyanobactéries ]

Une telle régularité de dichotomisations caractérise Abeliella, bien que la trace affleure (ne relève pas d'une micro-perforation) : il est vaisemblable qu'elle se soit développée à la surface de contact d'une autre huitre adhérente dont on apercoit la trace.
Ce fossile révèle la présence de cyanobactéries ("algues bleues") si on se réfère aux exemplaires des coquilles actuelles tandis que celles des substrats phosphatés (racines de dents fossiles) seraient liés à des fungi.
 

 
Abeliella fossile jurassique boulonnais
jich069.jpg (52 Ko) 
Dim(mm):

Traces similaires à la précédente mais superposées et partiellement entrelacées.
 

 
  • Bioclaustration Copépodes / Polydiadema :
Copépodes infestant un Oursin régulier Polydiadema fossile du jurassique Boulonnais 
jore123b.jpg (38 Ko)
Dim(mm):
 Oursin:
d = 24
Copépodes infestant un Oursin régulier Polydiadema fossile du jurassique Boulonnais 
jore123a.jpg (38 Ko)

Polydiadema du Kimméridgien infesté par des Copépodes (cf B et D).
"La structure des kystes indique qu'ils n'ont pas été produits par les Copépodes eux-mêmes mais par l'Oursin qui a encapsulé les Copépodes aves la calcite de son test.
En conséquence, le lien des Copépodes avec l'extérieur passe par un nombre variable d'orifices circulaires; Ils ne sont donc pas en contact avec les organes de l'échinoderme" (U.RADWANSKA & E.POIROT, 2010).
 

 
  • Nanogyra virgula (et éponge?) :
Nanogyra virgula (et éponge?) fossile du jurassique Boulonnais 
jlam344.jpg (32 Ko)
Dim:

Nanogyra virgula (et éponge?) fossile du jurassique Boulonnais 
jlam344a.jpg (35 Ko)

[ Groupe impedichnia -- Eponge? ]

Un organisme (spongiaire?) endosymbiote de Nanogyra virgula et qui pourrait être aussi considéré comme ectoparasite dans la mesure ou l'huitre a dû produire un surcroît de coquille pour partiellement le recouvrir au détriement de sa propre croissance.


 

 
  • ? et Bryozoaires :
Bioclaustration de Bryozoaires fossile du jurassique Boulonnais 
jbry021.jpg (63 Ko)
Dim:
d ~ 8,5

Bioclaustration de Bryozoaires fossile du jurassique Boulonnais 
jbry020.jpg (74 Ko)

Deux colonies encoutant une valve d'huitre.
Elles présentent en périphérie une série de cavités dont les "digitations" sont orientées vers l'extérieur du zoarium (cf agrandissement de jbry020).
La colonie a intégré l'hôte en ménageant un "plancher" dépourvu de loges tandis que celles autour sont complètes, ce qui exclue une action de perforation ainsi qu'une particularité liée à la présence de gonozoides.

 
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